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15/07/2013

Tchekhov, Anton--- Le violon de Rothschild

19:17 Écrit par salomée dans Poésie Française | Lien permanent

01/06/2013

Prière dans ma cuisine

 

 

marthe et marie.jpg

 

 

Seigneur, Maître des pots, des brocs, des marmites

qui sont dans ma cuisine et dont j'ai le souci,

Je ne puis être, hélas ! la sainte qui médite

Assise aux pieds du Maître ou qui brode pour lui,

Avec des blanches mains, la chasuble bénite ;

Alors, que je sois sainte en besognant ici.

Donnez-moi de vous plaire en ranimant la flamme,

En surveillant la soupe, en récurant l'évier.

De Marthe, j'ai les mains, que de Marie j'aie l'âme.

Quand je lave le sol, à genoux sur la dure,

Je pense que vos mains ont touché nos souillures,

Et se sont endurcies exerçant un métier.

De prier longuement je n'ai pas le loisir.

Pourtant je dis encore : « Réchauffez ma cuisine

Au feu de votre Amour. » Que votre paix divine

Corrige les excès de mon humeur chagrine

Et fasse taire mes envies de gémir.

Vous aimiez tant, Seigneur, nourrir vos amis

Sur la montagne, aux abords du lac, dans la chambre,

Quand je leur servirai le repas que voici,

Ce sera vous, Seigneur, qui daignerez le prendre,

Car c'est vous que je sers en les servant ici.

 

 Ne cherche en nulle autre demeure

Ce que tu peux trouver chez toi

C'est encore sous son propre toit

Que l'existence est la meilleure.

 

Auteur inconnu

18:08 Écrit par salomée dans Poésie Française | Lien permanent

Mon Dieu, mon unique amour

 

 

mon dieu.jpg

 

 Mon Dieu, je ne veux plus avoir d'autre bonheur

Que celui mis par vous désormais sur ma route.

Mieux que moi, vous savez sans doute

Ce que désire en vain mon cœur,

Mon Dieu, je ne veux plus avoir d'autre bonheur.

 

Seigneur, je ne veux plus écouter d'autres voix

Que la vôtre et mon cœur réclame de l'entendre ;

Elle est apaisante, elle est tendre,

Elle instruit et guide à la fois,

Mon Dieu, je ne veux plus écouter d'autres voix.

 

Seigneur, je vous choisis pour mon unique amour,

Vous seul êtes l'ami tout puissant et fidèle

De notre âme. A mon dernier jour,

Seigneur, vous aurez pitié d'elle

Car je vous ai choisi pour mon unique amour !

 

Jeanne Joannard

18:02 Écrit par salomée dans Poésie Française | Lien permanent

Invocation

 

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Ô mon Seigneur Jésus, enfance vénérable,

Je vous aime et vous crains petit et misérable,

Car vous êtes le fils de l'amour adorable.

 

Ô mon Seigneur Jésus, adolescent fêté,

Mon âme vous contemple avec humilité,

Car vous êtes la Grâce en étant la Beauté.

 

Ô mon Seigneur Jésus qu'un vêtement décore,

Couleur de la mer calme et couleur de l'aurore,

Que le rouge et le bleu vous fleurissent encore !

 

Ô mon Seigneur Jésus, chaste et doux travailleur,

Enseignez-moi la paix du travail le meilleur,

Celui du charpentier ou celui du tailleur.

 

Ô mon Seigneur Jésus, semeur de paraboles

Qui contiennent l'or clair et vivant des symboles,

Prenez mes vers de cuivre ainsi que des oboles.

 

Ô mon Seigneur Jésus, ô convive divin,

Qui versez votre sang comme on verse le vin,

Que ma faim et ma soif n'appellent pas en vain !

 

Ô mon Seigneur Jésus, vous qu'en brûlant on nomme,

Mort d'amour, dont la mort sans cesse se consomme,

Que votre vérité s'allume au coeur de l'homme !

17:53 Écrit par salomée dans Poésie Française | Lien permanent

Âme !être, c' est aimer ...

 

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Victor HUGO (1802-1885) 

 

 (Recueil : Dieu)

 

                Âme ! être, c'est aimer...

                         Il est.

              C'est l'être extrême.

 

    Dieu, c'est le jour sans borne et sans fin qui dit : j'aime.

    Lui, l'incommensurable, il n'a point de compas ;

    Il ne se venge pas, il ne pardonne pas ;

    Son baiser éternel ignore la morsure ;

    Et quand on dit : justice, on suppose mesure.

    Il n'est point juste ; il est. Qui n'est que juste est peu.

     La justice, c'est vous, humanité ; mais Dieu

     Est la bonté. Dieu, branche où tout oiseau se pose !

     Dieu, c'est la flamme aimante au fond de toute chose.

     Oh ! tous sont appelés et tous seront élus.

       Père, il songe au méchant pour l'aimer un peu plus.

      Vivants, Dieu, pénétrant en vous, chasse le vice.

      L'infini qui dans l'homme entre, devient justice,

      La justice n'étant que le rapport secret

      De ce que l'homme fait à ce que Dieu ferait.

      Bonté, c'est la lueur qui dore tous les faîtes ;

      Et, pour parler toujours, hommes, comme vous faites,

      Vous qui ne pouvez voir que la forme et le lieu,

      Justice est le profil de la face de Dieu.

      Vous voyez un côté, vous ne voyez pas l'autre.

      Le bon, c'est le martyr ; le juste n'est qu'apôtre ;

      Et votre infirmité, c'est que votre raison

      De l'horizon humain conclut l'autre horizon.

     Limités, vous prenez Dieu pour l'autre hémisphère.

     Mais lui, l'être absolu, qu'est-ce qu'il pourrait faire

       D'un rapport ? L'innombrable est-il fait pour chiffrer ? 

      Non, tout dans sa bonté calme vient s'engouffrer.

      On ne sait où l'on vole, on ne sait où l'on tombe,

      On nomme cela mort, néant, ténèbres, tombe,

      Et, sage, fou, riant, pleurant, tremblant, moqueur,

      On s'abîme éperdu dans cet immense coeur !

      Dans cet azur sans fond la clémence étoilée

      Elle-même s'efface, étant d'ombre mêlée !

      L'être pardonné garde un souvenir secret,

       Et n'ose aller trop haut ; le pardon semblerait

       Reproche à la prière, et Dieu veut qu'elle approche ;

      N'étant jamais tristesse, il n'est jamais reproche,

      Enfants. Et maintenant, croyez si vous voulez !

 

17:36 Écrit par salomée dans Poésie Française | Lien permanent

 
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